Mes coups de coeur du moment

Mardi 7 mars 2006
L’asso PDG, en coréalisation avec Dre Ar Wenojenn, organise un concert de Hasan YARIMDÜNIA et son groupe (clarinette, violon, oud, davul, derbuka ; Erik MARCHAND et Jacky MOLARD en invités), pour la sortie du disque, le dimanche 12 mars à 15h  à Saint-Nicolas du Pelem (Salle Ty Pelem)
 
le tarif est de     10 € pour nos chanceux adhérents
12 € pour les prévoyants qui réservent au 02 97 23 83 83
15 € pour les autres
 
dans l’esprit des « rencontres régionales », l’après-midi se terminera par un fest-deiz, animé par les clarinettistes, sonneurs et chanteurs qui gravitent autour de l’association et un café-crêpes, occasion de rassembler les clarinettistes, adhérents et proches de PDG
 
D’ailleurs merci de vous inscrire pour venir sonner ou chanter, donner un coup de main
(au 02 96 29 69 26 ou paotred@wanadoo.fr)
par Yvonig publié dans : Archives
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Vendredi 24 février 2006
Dans le dernier tiers du XIXe siècle, la clarinette jouit d'une grande popularité en Trégor . "Chez nous dans le pays de Tréguier, écrit en 1895 le folkloriste J. Jacob dans Le Nouvelliste breton, Il n'y a guère que des clarinettes en buis, des vielles et des violons pour faire danser aux assemblées." Mais les aires de jeu du violon et de la clarinette ne se recouvrent pas. Le premier se trouve dans les zones nord et est, la seconde au sud, vers Bourbriac, et en Trégor morlaisien à l'ouest et au sud ouest. Là, la clarinette vit son âge d'or, et règne en maître vers Guerlesquin, Belle Isle en Terre, Locquénolé ou Plestin les Grèves. Le colonel Pérès, évoquant ses années de jeunesse passées entre 1876 et 1896 dans cette dernière commune, décrit ainsi les sonneurs locaux :
 
"Sur deux ou trois barriques, près de l'estaminet de la place, à l'endroit où s'élève aujourd'hui le monument aux morts, étaient juchés les musiciens. L'orchestre, comme l'estrade, était d'une très grande simplicité : une ou deux clarinettes en ut au son criard et aigu, un piston et un tambour. Sans sortir du Conservatoire, ces musiciens connaissaient bien leurs airs bretons et savaient admirablement observer et conserver le rythme et la cadence indispensables à ces danses; mais ce qui les caractérisait surtout, c'est qu'ils jouaient avec un entrain endiablé et faisaient plus de bruit que s'ils avaient été une centaine. " (286) A cette époque, les clarinettistes semblent accompagner régulièrement l'ancienne suite de danses trégorroises, et notamment la Dans Treger.
 
Mais les sociétés musicales et les fanfares concurrencent de plus en plus fortement les sonneurs (en Trégor comme ailleurs), leur enlevant certaines de leurs occasions de jeux, comme la spectaculaire dans ar podou fleur (danse des pots de fleurs) exécutée lors des pardons de Guerlesquin, de Loguivy Plougras ou de Belle Isle en Terre, qui se voit accompagnée, dès 1900, par la fanfare locale ou même par les musiciens de la Flotte de Brest.
 
 
Photo : sonneurs menant la noce Le Maitre-Keriel en 1906  à Kerpert en Berrien (29)
 
 
Après la Grande guerre, la pratique de la clarinette décline rapidement en Trégor morlaisien au profit de l'accordéon. Certains sonneurs vieillissants, tel Fanch an Toquer, de Saint jean du Doigt (né en 1865), essaient de se mettre au diatonique pour animer les bals, mais leur temps est compté, et vers 1930 les clarinettistes locaux abandonnent la partie. Si l'instrument s'entend encore dans des communes proches de la Cornouaille, il est joué par des sonneurs venus de la Montagne, qui interprètent la dans Kernev, dont la vogue s'amplifie depuis deux ou trois décennies. Quant à la région de Bourbriac (Pont Melvez, Coadout, Plésidy, Senven Léhart), bien que faisant partie de l'évêché de Tréguier, elle connaît la même tradition musicale que la haute Cornouaille voisine ; toutefois la pratique des danses du fonds ancien y est moins forte. Les clarinettistes y resteront nombreux jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et même plus tard.
 

 

Source : Collectif, "Musique Bretonne, Histoire des sonneurs de tradition " ed. Le Chasse-Marée/Armen, Douarnenez 1996.

par Yvonig publié dans : Treujenn gaol ?
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Vendredi 24 février 2006
On m’a posé plusieurs fois la question  : Où trouver des renseignements sur les clarinettes diatoniques (ou clarinettes sans clés) ?
 
En effet , pour les sonneurs de bombarde, une clarinette sans clé est plus facile à utiliser car c’est le même doigté. Mais (selon moi), il est plus intéressant de sonner avec une clarinette à 13 ou 24 clés car ça ouvre quand même plus de possibilités  pour jouer avec d’autres instruments et dans des styles différents .
 
J’en profite pour lancer un débat :  On peut lire sur certains sites internet que « la vraie Treujenn gaol c’est une clarinette diatonique sans clé… » et je ne suis pas vraiment d’accord sur cette affirmation (sur Ebay par exemple, on peut voir des clarinettes sans clés vendues sous l’appellation Treujenn gaol).   Les anciens sonneurs de treujenn gaol, achetaient des instruments manufacturés en série, les instruments étaient bien meilleur marché que pour les bombarde et binious fabriqués sur mesure . Ils sonnaient donc avec des clarinettes avec clés (celles vendues au 19è siècle à l’apparition de la clarinette en Bretagne) et on dit même que certains sonneurs pour ne pas être embêtés condamnaient certaines clés avec des élastiques, ou les démontaient (clé d’octave par exemple), et bouchaient certains trous ! Si ils avaient eu des clarinettes sans clés , ça aurait été plus facile pour eux à l’époque et ça se saurait.
 
Donc débat :  
Selon - vous la véritable Treujenn gaol est une clarinette « sans clé » ou « avec clés »  ?
 
A propos de la clarinette diatonique 
Voici quelques éléments de réponse glanés à droite et à gauche , sachant que je ne suis pas pro en la matière, et si quelqu’un parmi vous à d’autres infos il serait sympa de laisser un message pour compléter cet article
 
La clarinette diatonique en bois clair et sans clés, cet instrument à la sonorité chaude, se trouve être très proche du chalumeau utilisé au XVIIème siècle. Mais c'est une clarinette à part entière, modèle identique à celles que l'on trouvait partout en France au début du XVIII siècle.
 
En effet c'est à cette période que JCH Denner invente le système d'anches fabriquées séparément du reste de l'instrument et fixée sur un bec par une ligature, le bec étant lui-même indépendant. C'est cette différence qui marque la limite entre chalumeau et clarinette. Le système de clefs dont dispose les clarinettes classiques a été mis au point par la suite et par améliorations successives jusqu'au système Boehm à 13 clefs inventé vers 1810.
 
Les clarinettes diatoniques utilisées en Bretagne sont très différentes les unes des autres. En effet, elles disposent d'un nombre varié de clefs, elles peuvent être faites dans des bois autres que l'ébène, utilisé pour les clarinettes classiques. Les clarinettes diatoniques sont le plus souvent en buis, ce qui permet d'obtenir un son plus doux. C'est un instrument relativement facile à apprendre si on joue déjà d'un instrument à vent diatonique, puisqu'il a le même doigté qu'une bombarde en Sol. De plus grâce à la douceur de son son, il s'associe facilement avec d'autres instruments. Malheureusement, une clarinette en Sol à une clef de Fa# et couvre seulement une octave, ce qui en fait un instrument relativement limité.
 
En revanche si l'on veut disposer de davantage de notes, il faut se procurer une clarinette avec une clef de 12ième (disponible chez certains luthiers bretons). Le doigté devient alors beaucoup plus compliqué car contrairement aux autres instruments à vent diatoniques, la clarinette n'octavie pas, elle "quintoie", c'est à dire que chaque note est augmentée d'une octave et demi. Donc si l'on utilise cette fameuse clef de 12iéme, le Do devient un Sol...........
 
Quelques pistes pour ceux qui sont à la recherche de clarinettes diatoniques :
 
Fabriquez vous même un instrument proche de la clarinette diato : l' Orphagascar...
 
 
Chez HERVIEUX et GLET
(Facteurs de biniou kozh, bombardes, veuzes, hautbois, flûtes...et clarinettes diatoniques)
Clarinette Diatonique 
 Tonalité Sol 1 clef : 334.00 €
 Tonalité La : 273.00 €
 Tonalité Sib : 249.00 €
 Tonalité Do : 236.00 €
 Tonalité Ré : 3 clefs      554.00 €
 Tonalité Sol octaviante 4 clefs (nouveau Modèle descend au Mi) : 640.00 €
 Clef supplémentaire : 82.00 €
 Bec : 80.00 €
 Pavillon : 80.00 € (tarifs au 1er février 2006)       
A noter que Hervieux & Glet proposent aussi des Saxophones en bois
Hervieux & Glet
Le Val 56 350 RIEUX
02-99-91-90-68
 
 
Chez Jean Yves PRAN (Luthier)
Fabrication Clarinette Diatonique en Buis
Tonalités : RE : 120 € DO : 130 € SIb : 140 € LA : 150 € (tarifs 2005)
SOL : 220 € avec clé de sous tonique, il est possible de rajouter la clé du LA octave (12 €)
8 Streat Balan
29810 PLOUARZEL
Tel : 02 98 89 34 63
 
 
Axone Musique
Fabrication et vente d’instruments traditionnels dont clarinette diatonique si bémol en ébène. Livrée avec 2 clefs sous toniques, un bec et une ligature .
Tél.: 02 98 66 79 26
ZA de Quillihuec
29500 Ergué Gabéric
 
Liste à compléter… si vous avez d’autres noms.
 
 
 
par Yvonig publié dans : Treujenn gaol ?
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Vendredi 24 février 2006
A signaler : Vendredi  3 mars 2006 à 20:30 à Plounévez-Quintin
 
GWERZIOU MELODIES MARCHES
MUSIQUE À ÉCOUTER ET À DANSER
 
SONNEURS :
 
CLARINETTES
ETIENNE CABARET – TRISTAN GLOAGUEN
 
BINIOU KOZ – BOMBARDE
JEAN ELIE LE GOFF - JACKY LE HETET
DANIEL PHILIPPE - GWENDAL BERTHOU
 
CHANTEURS :
OLIVANE LE CAM - MARCEL GUILLOUX
 
Entrées libres
 
Contact 
Bar restaurant Le Celtic
22110 Plounévez-Quintin
Tel : 02 96 24 56 12    
 
 
par Yvonig publié dans : Archives
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Mercredi 22 février 2006
En passant sur l’axe Lorient/Roscoff le week end dernier , j’ai fait un crochet par la grande boutique de Langonnet pour acheter le nouveau CD de Hasan Yarimdünia (sorti fin janvier 2006)et je  suis très content de mon achat.  Ce disque est vraiment très réussi :  en plus de son esthétique (de très belles peintures , des photos et un petit reportage sur la plage vidéo sur Gelibolu  … la musique est vraiment extraordinaire. Dès les premières secondes du premier morceau, on s’envole sur un tapis magique vers les rivages du port de Gelibolu en Turquie…   entre les morceaux plus rapides et dansants (la danse du ventre… !!!) viennent s’intercaler des morceaux plus lents propres à la rêverie. Un très bon disque de clarinette turque, à recommander autour de vous. Pour voyager dans son canapé en attendant de voir le concert . A noter que ce CD a été réalisé en partenariat avec l'association PDG, qui avait notamment organisé la rencontre de Hasan Yarimdünia et Ivo Papasov (Star de la clarinette bulgare) lors des rencontres internationales de la clarinette populaire à Glomel en 2004.
 
« Le nom à  l’état civil de Hasan est Gernataci soit " clarinettiste" (ça ne s’invente pas), Hasan Yarimdünia est, en Turquie, un des grands maîtres de la clarinette Thrace et notamment du style tzigane connu sous le nom de sulukule. En Europe et sur les scènes des musiques du monde, il fut le partenaire de Okay Temiz (album " Fis Fis Tziganes " chez La Lichère en 1989).
 
 Il joue aujourd’hui avec son fils dans l’orchestre " Les Balkaniques " d’Erik Marchand. Pour l’ensemble qu’il dirige actuellement il a réuni des musiciens des deux rives des Dardanelles (Gelibolu, sa ville d’origine et Çanakale du coté oriental). La musique du " Gelibolu Group " se caractérise, au delà de la virtuosité, par un fantastique jeu d’ensemble tout en nuances, chaque mouvement du pavillon de la clarinette imprimant à l’orchestre des mouvements de rythme ou des variations de puissance d’une subtilité rare ».
 
Hasan Yarimdünia – Gelibolu  (Καλλίπολις) Dardanelles Turquie 
 
Hasan Yarimdünia clarinette
Tamer Girnataci davul
Bekir Tosköv violon
Naci Kazar oud
Serkan Koçan derbouka
 
11 titres + 9'15 de vidéo reportage à Gelibolu par Sylvain Bouttet
 
ref: INNA28652
Coproduit par PDG
Label Innacor
3 rue des Milad - 56630 Langonnet, France
tel: +33 (0) 2 97 23 82 82
 
Distribué par l’Autre distribution
9 rue Lavoisier - 37270 Montlouis sur Loire, France
Tel : +33 (0) 2 47 50 79 79
 
Prochaines dates des concerts Hasan Yarimdünia GROUP + Erik Marchand et Jacky Molard :
4/03 :     NANTERRE Maison de la musique (avec les balkaniks)
5/03 :     ERGUÉ GABERIC (près Quimper) MPT - 17h
7/03 :     RENNES ­ Le Sablier
9/03 :     BOUGUENAIS (près Nantes) ­ Le Nouveau Pavillon
10/03 :   BREST ­ Le Vauban
(penn-ar-jazz.com)
11/03 :   LORIENT ­ Le Manège
12/03 :   St NICOLAS DU PELEM (DAW centre Bretagne) ­ - 15h
 
par Yvonig publié dans : Clarinettes du Monde
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Mardi 21 février 2006
Grand merci à toi ami lecteur internaute pour ton intérêt pour la treujenn-gaol :
 
Ce petit site web sur le « Tronc de Choux » existe depuis juste 6 mois (ouverture le 25 août dernier) et près de 2500 visiteurs sont déjà passés voir ces pages.  Je suis assez étonné du nombre , ceci prouve donc qu’il y a un réel intérêt pour la clarinette bretonne et pousse à continuer l’expérience.
 
J’ai eu beaucoup de messages de clarinettistes de tous horizons, je tiens à remercier toutes les personnes qui contribuent en m’envoyant des articles, des infos , des tuyaux , des suggestions ou des encouragements . Et pour fêter ça, j’invite tout le monde à partager une bonne  «soupe à la treujenn-gaol»  
 
Voici donc la recette , c’est de saison , après on est bien calé , impeccab’ pour sonner un coup de treujenn-gaol (idéal pour la digestion).
 
Recette de la soupe à la Treujenn-gaol
- Préparation : 25 minutes
- Cuisson : 2 h 15 min.
 
 Ingrédients (Pour 6 personnes : multiplier si vous invitez les voisins)
 
- 600 g de petit salé (Palette, travers, poitrine, etc...)
- 1 saucisson sec
- 1 crosse de jambon cru
- 300 g de carottes
- 600 g de pommes de terre
- 2 choux verts (Bachallan Hatif si possible)
- 3 poireaux
- 1 gros oignon piqué d'un clou de girofle
- 1 bouquet garni
- 1 cuillerée a soupe de saindoux
- Tranches de pain de campagne
- Sel, poivre
 
Progression de la Recette
 
Disposer le petit salé, l'oignon et la crosse de jambon dans une marmite.
Remplir d'eau froide, sans saler, et porter à ébullition.
Baisser le feu et laisser cuire à couvert une dizaine de minutes.
Montez votre treujenn-gaol (en respectant le rituel sacré). Mouillez bien votre anche (Rico Royal 4).
 
Blanchir à l'eau bouillante, pendant 5 minutes les choux coupés en quatre.
Les rincer, les égoutter.
Peler les carottes, nettoyer et laver les poireaux, en ôter le vert.
 
Après 10 minutes de cuisson du petit salé, écumer et ajouter les choux et les carottes, le bouquet garni, ainsi que le saindoux.
Laisser cuire à petits bouillons pendant 1 heure.
En attendant , sortez votre treujenn-gaol pour sonner un petit coup et chauffer l’instrument (avec un coup de rouge)
 
Ajouter le saucisson, les pommes de terre pelées, les poireaux (le blanc).
Laisser cuire encore 1 heure.
 
Servir le bouillon sur les tranches de pain, avec les débris de viande et de légumes
qui peuvent s'y trouver, puis les viandes entourées des légumes.
 
Sonnez un air du treujenn-gaol pour faire venir tout le voisinage , qui sera épaté par la musique, la bonne odeur de soupe … et après avoir rassasié les estomacs vous pourrez enchaîner tout ce petit monde ébahi dans des danses fisel, plinn ou autres mazurka … Le son si particulier de la treujenn-gaol, en fera frémir de plaisir vos invités…
 
Allez bon appétit à tous et à bientôt pour recauser encore de clarinette.
 
 
 
Recette librement inspirée de :
    * La Soupe aux choux, roman de René Fallet publié en 1980.
    * La Soupe aux choux, film de Jean Girault sorti en 1981, d'après le roman de René Fallet (Personnellement je préfère le roman par rapport au film... un peu trop passé à toutes les sauces...)
 
 
Fils de cheminot, René Fallet est né en 1927 à Villeuneuve-Saint-Georges. Il travaille dès l'âge de quinze ans. En 1944, à moins de dix-sept ans, il s'engage dans l'armée. Démobilisé en 1945, il devient journaliste, grâce à une recommandation de Blaise Cendrars qui a aimé ses premiers poèmes.
Il a dix-neuf ans quand il publie, en 1946, Banlieue Sud-Est. René Fallet a su construire, depuis, une oeuvre, couronnée en 1964 par le Prix Interallié pour Paris au mois d'août. Ses romans ont inspiré de nombreux films : Le triporteur, Les pas perdus, Les vieux de la vieille, La grande ceinture (Porte des Lilas), Paris au mois d'août, Un idiot à Paris, Il était un petit navire (Le drapeau noir flotte sur la marmite), Le beaujolais nouveau est arrivé, La soupe aux choux, Le braconnier de Dieu.
D'après son auteur lui-même, l'oeuvre de René Fallet est irriguée par deux artères principales, la veine whisky où se noient les amants déchirés de ses romans d'amour : Les pas perdus, Paris au mois d'août, Charleston, Comment fais-tu l'amour, Cerise ?, L'amour baroque, Y a-t-il un docteur dans la salle ?, L'Angevine, etc. et la veine beaujolais qui arrose de plus heureux personnages, ceux du Triporteur, des Vieux de la vieille, d'Un idiot à Paris, du Braconnier de Dieu et, bien sur, les héros du Beaujolais nouveau est arrivé. Ceux de La soupe aux choux appartiennent sans conteste à ce dernier courant de vin rouge, de truculence et de joie.
 
                                   
par Yvonig publié dans : Gourbi à clefs
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Mercredi 15 février 2006
Le clarinettiste Giora Feidman. Photo Kurt Vinion/Getty Images
 
Organisé dans 15 grandes villes du monde par la télévision "New Tang Dynasty", le Gala du Nouvel an Chinois arrive à Paris pour une représentation unique, un voyage inspiré aux sources de la mythologie chinoise. (La chaîne NTDTV est la seule chaîne de télévision chinoise à ne pas être assujettie à la censure du régime communiste.)
 
NTDTV invite « le roi des klezmerim* » à jouer en l’honneur de l’Année du chien. Maestro Feidman, l’un des plus fameux interprètes de musique juive au monde, a été invité par la chaîne de télévision NTDTV pour jouer le 25 février à Paris au gala du Nouvel an chinois au Palais des Congrès. Lors de ce gala, le maestro, fidèle à lui-même, continuera à promouvoir l’échange entre les cultures et les droits de l’homme à travers le monde.
 
Léonard Bernstein a dit de Giora (à prononcer Guiora) Feidman : « Vive Giora ! Vive sa clarinette, vive
sa musique ! Il construit des ponts entre les générations, les cultures et les classes et il le fait avec un parfait
génie artistique ».
 
Feidman, surnommé le roi des Klezmerim, montera sur la scène de l’amphithéâtre du Palais des Congrès le 25 février prochain à 20 heures et fera sonner sa célèbre clarinette dans un spectacle qui sera retransmis à quelque 200 millions de spectateurs. Le spectacle est dédié à la culture chinoise traditionnelle ainsi qu’à la culture classique occidentale dans ce qu’elles ont de plus beau.
 
Feidman a décidé de participer bénévolement à cette soirée pour soutenir la chaîne de télévision dans son effort pour encourager le dialogue entre les deux cultures.
 
Feidman est d’autant plus sensible à la question, que vient d’être adoptée par l’Assemblée parlementaire du conseil de l’Europe (APCE) une résolution qui « condamne avec vigueur les violations massives des droits de l’homme commises par les régimes communistes totalitaires et rend hommage aux victimes de ces crimes. »
 
Entre un concert au Mexique, un tournage en Israël et des enregistrements en Allemagne, Feidman prend le temps de répondre à cette interview. Son concert en Allemagnes’intitule Two Religions One Langage : Music. Ce concert pour orgue et clarinette s’est donné pour objectif de rapprocher les deux grandes religions monothéistes : judaïsme et christianisme. C’est ainsi que Kol Nidrei (liturgie chantée lors du GranNidrei (liturgie chantée lors du Grand Pardon) et Ave Maria ont résonné tour à tour dans l’église. Les musiciens se tiennent assis au fond des églises, dérobés à la vue des spectateurs qui ne pourront les applaudir qu’à la fin de la soirée.
 
Le maestro ne se donne pas en spectacle car dit-il : « je ne fais pas du spectacle. Simplement je joue dans l’espoir de faire naître et de partager un peu de beauté et d’harmonie par la musique. Je suis au service de la société. Nous servons tous la société », explique-t-il, « Une musique est une musique, quelle qu’elle soit. Le nom de la composition ou du compositeur n’a pas d’importance. La musique est un langage de l’humanité. Je joue de la musique juive ou du Mozart ou du Jazz parce que c’est de la musique. C’est la communication la plus basique», dit Feidman, issu lui-même de quatre générations de musiciens. Né en Argentine au sein d’une famille d’immigrants, son père jouait de la clarinette et son grand-père du trombon. Son grand-père avait envoyé son père au conservatoire et ainsi a fait le père de Feidman. « A la maison j’ai été élevé dans la musique, pas forcément de la musique juive, mais le premier travail que j’ai eu ça a été de jouer dans des mariages juifs, mon père et mon grand-père eux aussi ont joué dans des mariages juifs ». Feidman a fait des études de musique classique puis il devient membre de l’Orchestre de Symphonie et d’Opéra de Teatro Colon à Buenos Aires. Deux ans plus tard il est admis à l’orchestre Philharmonique d’Israël dans lequel il jouera pendant deux décennies. Depuis il a joué avec une quantité d’orchestres et d’ensembles importants tels que le Kronos Quartet, le Philharmonique de Chambre Polonais, a enregistré des CD avec entre autre l’Orchestre Symphonique de Berlin et l’Orchestre Philharmonique de Chambre de Munich. Il a participé à de nombreux projets comme l’enregistrement de la bande sonore du film muet Le Golem ou à celle de La Liste Schindler de Spielberg, a joué dans des opéras tels que Lilith ou Le Joueur de Flûte. Le travail de Feidman a été largement reconnu et il a reçu une belle brochette de prix et de distinctions.
 
 
Néanmoins Feidman, qui passe avec virtuosité du classique au jazz, est célèbre pour avoir su ranimer la musique Klezmer, « la musique de l’âme juive » dans les années soixante-dix.
 
« ‘Klezmer’ est composé de ‘kli’ et ‘zemer’, c’est-à-dire instrument de chant, le corps étant l’instrument de la voix. Chaque personne est un instrument de voix pour exprimer la musique sans aucun rapport au judaïsme » nous dit Feidman, « le nourrisson dit à sa mère, si tu veux communiquer avec moi, maman chante-moi ; chaque mère chante à son enfant et pourquoi ? Parce que le chant et la danse sont des pouvoirs naturels. Quand le bébé pleure, la
mère chante et le bébé se calme. Vas-tu lui mettre la Cinquième de Beethoven ? » demande Feidman. « Ca lui est égal que ce soit une chanson française ou une chanson en yiddish pourvu que tu chantes tout simplement ».
 
Que fait un Klezmer juif dans un gala du Nouvel An chinois ? A cette question il répond : « Quand un musicien joue c’est l’authenticité de l’être qui s’exprime à travers sa musique ; nous sommes tous ici pour retrouver
cet être originel, au delà des religions, au-delà de toute classification humaine. La musique est un langage
universel, un langage divin. »
 
Klezmerim » : ceux qui jouent du « Klezmer », la musique juive traditionnelle d’Europe centrale.
 
 
par Yvonig publié dans : Clarinettes du Monde
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Mercredi 15 février 2006
Instrument à vent à anche simple et à perce presque cylindrique, la clarinette a été inventée à la fin du XVIIe siècle par un luthier allemand, Johan Christopher Denner (1655 1707).
 
Améliorant le chalumeau, instrument répandu dans toute l'Europe, il en transforme le bec, donne à son extrémité la forme d'un pavillon et place deux clefs sur le corps supérieur, dont la "clef de douzième" caractéristique de la clarinette : située au dos de l'instrument, tout près du bec, elle permet, lorsqu'elle est ouverte, de monter toutes les notes de douze degrés. La facture de la clarinette ne cesse d'évoluer. Pour parfaire la justesse et augmenter le registre, elle possédera successivement 2, 6, 8, 13 clefs, jusqu'aux 24 clefs de l'instrument actuel, joué par les musiciens classiques, de jazz, ou d'harmonies. Mais un décalage important existera entre chaque date de création et sa période de commercialisation. En Bretagne, en 1900, on trouvait encore dans les magasins des clarinettes 6, 8, et surtout 13 clefs (cette dernière version était encore disponible vers 1940).
Photo : à gauche Clarinette 13 clés du type utilisé par les anciens sonneurs
à droite clarinette classique actuelle 24 clés
(Source : catalogue Selmer)
 
Les clarinettes adoptées par les sonneurs ne présentent pas de caractère spécifique et sont achetées dans le commerce (Chez Gaudu à Saint Brieuc, par exemple, qui appose sa marque sur celles qu'il vend), ou rachetées à des harmonies, voire héritées de famille.
 
En Trégor, les plus anciens modèles retrouvés sont en buis, à 6 clefs, en Do. C'est le cas, par exemple, de l'instrument du Trégorrois Pierre Bony, tisserand à Ploubezre vers 1870, Aux alentours de Vitré et de Fougères, les sonneurs affectionnent surtout les clarinettes en Mi bémol, plus petites.
Mais le type le plus couramment utilisé dans les campagnes, vers 1900, sera la clarinette "demi Boehm" à 13 clefs en Si bémol (tonalité imposée dans les harmonies militaires dès le Premier Empire), en ébène ou en buis, avec (ou sans) deux anneaux mobiles. Ce système à 13 clefs, inventé en 1812 par 1. Muller, ne s'imposera dans les orchestres qu'après 1850.
 
Peu de sonneurs utilisent la clarinette française actuelle, le système Boehm à vingt quatre clefs, qu'ils appellent "clarinette de musique" ou "clarinette jazz". Plusieurs raisons à cela : son coût plus élevé, mais aussi son inutile complexité, puisque sur le modèle plus simple, bon nombre de clefs ne leur servent pas. En outre, l'habitude de jouer avec un type précis d'instrument favorisera le maintien des "treize clefs". Les clarinettes modernes ne donnent pas la même gamme avec le doigté "progressif" adopté par les sonneurs lorsqu'ils jouent en Do. Celui ci, de plus, est analogue à celui du pif, pipeau sur lequel beaucoup ont fait leurs premières armes. Il donne sur les clarinettes à 6 ou 13 clefs une gamme à tempérament inégal, où les troisième, quatrième et septième degrés sont très légèrement plus aigus; le modèle moderne à 24 clefs qui, avec le même doigté, permet d'obtenir une gamme à tempérament égal, parait fade aux oreilles des sonneurs habitués à "leur gamme".
 
L' aménagement des instruments
Pour se rendre aux fêtes ou aux noces, à pied ou à vélo, le soner emballe sa treujenn gaol . dans une musette ou un "pochon", à défaut d'étui adéquat. Il en joue sous la pluie ou en plein soleil, ou encore dans des salles surchauffées. Bref, les instruments ont la vie dure.
En l'absence de luthier, les sonerien réparent, "bricolent" eux mêmes leur instrument. Ils remplacent les tampons usagés par du carton, du liège, des rustines, voire de la moquette. Ils bloquent les clefs dont ils ne se servent pas avec du liège, de la colle ou du ruban adhésif, ou les suppriment carrément. Parfois des élastiques servent de ressorts. Sur le modèle treize clefs avec anneaux mobiles, ils bloquent les anneaux en position fermée.
 
Malgré tous ces bricolages, il arrive que la clarinette ait des "fuites" (des émissions de son incontrôlées); pour l'éviter, les sonneurs prennent l'habitude, tant en basse qu'en haute Bretagne, de mouiller l'instrument en faisant couler de l'eau   et parfois aussi d'autres liquides par le pavillon, avant de commencer a jouer.
 
Très importants pour le jeu, l'anche et le bec sont soigneusement choisis par les sonneurs selon la dureté qui leur convient le mieux. Ils retaillent ou grattent leur anche, faite en roseau, si elle joue trop fort. Si l'inverse se produit, ils glissent un fil entre le bec et la base de l'anche pour écarter l'ouverture et lui redonner de la puissance. L' essentiel est d'avoir du son pour bien se faire entendre en plein air : peu importe les moyens employés !
Source : Collectif, "Musique Bretonne, Histoire des sonneurs de tradition " ed. Le Chasse-Marée/Armen, Douarnenez 1996.
par Yvonig publié dans : Treujenn gaol ?
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Vendredi 10 février 2006
Yäñña Badume's band vous entraîne dans les chaudes nuits de l'Addis-Abéba des 70's. Quand la capitale Éthiopienne vibrait au son de la soul, du rythm'n'blues et du twist, et que de fantastiques crooners ensorcelaient les jeunes filles par des mélopées langoureuses.
 
LA FIEVRE ETHIOPIQUE
De jeunes musiciens bretons talentueux issus du Gwenfol-Orchestra se sont retrouvés autour d'une passion commune pour le son de l'Ethiopie. Partageant tout d'abord des disques, puis reprenant un morceau ou deux au sein de leur groupe, ils décident de pousser la démarche plus loin et de fonder une formation consacrée au répertoire de l'Ethiopie du Negus Sélassié. Une Ethiopie qui vivait son âge d'or avant l'institution de la dictature militaire. Les orchestres locaux, influencés par la musique afro-américaine, mêlaient leurs rythmes et leurs gammes traditionnelles avec le twist, le funk, la soul. Des cuivres puissants enchaînaient les chorus, les guitares se noyaient dans la wha-wha, et les chanteurs rivalisaient d'acrobaties vocales. La réputation de quelques-uns d'entre eux, tels Tilahun, Gesséssé, Alèmayèhu, Eshété ou Mahmoud Ahmed a atteint nos contrées grâce à la collection "Ethiopiques" de Francis Falceto.
Le défi était donc trop tentant d’envisager une rencontre musicale entre le Yanna Badume’s Band et le clarinettiste virtuose éthiopien Aklilu ZEWDIE (directeur de la Yared School, Ecole Nationale de Musique de l’Université d’Addis Abeba). Souhaitons retrouver à Poullaouen et Glomel l’ambiance des chaudes nuits de l’Addis-Abéba des 70’s, quand de fantastiques crooners ensorcelaient les jeunes filles par des mélopées langoureuses …
Yäñña BADUME's BAND
Aklilu ZEWDIE : clarinette
Stéphane LE DRO : clarinette basse, saxophone
Antonin VOLSON : batterie
Rudy BLAS : guitare
Olivier GUENEGO : claviers
Stéphane RAMA : basse
Xavier PUSSET : saxophone
Julien BECHEN : saxophone
Eric MENNETEAU : chant
 
Tel : 0683202488
 
 
par Yvonig publié dans : Clarinettes du Monde
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Mercredi 8 février 2006
Dernière minute… Dernière minute…Dernière minute… Dernière minute…
 
Dans le cadre des DEIZIOU AN EMGLEV du pays de Lorient (journées culturelles bretonnes)
 
le 9 Février 2006 :
Conférence-débat à 20h30 à Kervignac (56)
Rencontre avec Christian Duro (Référence en matière de treujenn gaol) : causerie autour de son vécu musical comme sonneur
Organisé par l’ EMTK (école de musique traditionnelle de Kervignac)
Lieu Salle Kernours à Kervignac  (Entrée libre)
 
le 11 Février 2006 :
Stage clarinette et chant suivi d’un bœuf-noz - Par Christian Duro (clarinette) et Charles Quimbert (chant)
De 9 à 17 h 30 - Inscriptions : 06 63 47 06 78 - 06 84 84 62 33-
Organisé par l’ EMTK (école de musique traditionnelle de Kervignac)
Lieu Salle Kernours à Kervignac  (16€)
 
Pour plus d’infos :  yves@virusboats.com
 
EMGLEV BRO AN ORIANT   
12 rue Colbert, 16P   
56100 Lorient   
Tél : 02.97.21.37.05    Fax : 02.97.21.37.05 
 
par Yvonig publié dans : Archives
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