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Mercredi 5 octobre 2005

article issu de la revue Musique bretonne n°14 - mars-avril 1981

Description

La clarinette est un instrument à vent. En ébène ou en buis. Le son est produit au moyen d’une anche simple en roseau vibrant sur un bec, généralement en ébonite. Le nombre actuel de clef est de 24. C’est un instrument quintoyant. C’est l’instrument à anche qui possède la plus grande étendue.

Historique

 La clarinette fut inventée par Jean-Christophe Denner à Nuremberg vers 1690 par amélioration de l’ancien chalumeau à 8 trous.

Elle ne possédait alors qu’une clef et sa sonorité rappelait celle de la trompette aigue d’alors le clarino.

Au début ce fut le plus imparfait des instruments. Elle présentait un certain nombre de défectuosités :

 - le son changeait de timbre et de qualité à chaque octave ;

 - certains tons étaient absolument faux ;

 - la position maladroite des trous rendaient certains traits impraticables.

 On imagina de faire autant de clarinettes que la gamme comporte de tonalités. Certains essayèrent de l’améliorer. Le nombre de clefs s’éleva jusqu’à 5 et elle resta longtemps dans cet état.

Ivan Muller apporta de grands perfectionnements et fit connaître sa clarinette à 13 clefs. En 1747 elle fait son apparition dans les orchestres de France. Le mécanisme des clefs présentait encore des difficultés qui ne laissaient point la liberté de jouer dans tous les tons indifféremment. On utilisait encore plusieurs clarinettes : sib - la - do.

Klosé appliqua à la clarinette à 13 clefs le système des anneaux réunis par une tige mobile introduite par Boehm pour la flute. A partir de ce moment la clarinette en sib prit le pas sur les autres.

 Un dernier perfectionnement apporté fut l’adjonction d’un barillet qui permet d’accorder l’instrument.

 La clarinette en Bretagne

On la trouve dans le pays de Vitré et de Dol ainsi que dans le Penthièvre (Saint Brieuc). C’est en général une clarinette en sib avec ou sans barillet. Cet instrument est bien implanté dans les pays de l’Oust et du Lié. Là c’est plutôt une clarinette alto en mib à 13 clés.

Les airs sont joués sans aucune fioriture. Leur registre tient en quelques notes d’une même octave.

 En pays bretonnant elle est présente en pays Fanch, au Trégor, sur une partie du territoire de la gavotte et dans le Léon (vers 1830 la clarinette supplante à Morlaix l’ensemble biniou-bombarde-vielle).

 

 

Elle se propage d’est en ouest à partir du pays de Loudéac et du nord au sud à partir du Trégor. L’instrument est appelé par endroit treujenn-gaol. Il est en buis ou en ébène et est connu partout au nord de la route Carhaix-Mur et même dans plusieurs communes du Finistère (Scrignac - Poullaouen - région de Houelgoat). Les sonneurs de clarinette jouaient souvent par paires en imitant le kan ha diskan. Cet instrument propre au pays bretonnant a rarement plus de 5 clés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La clarinette est d’autant plus archaïque qu’on va vers l’ouest. L’évolution se serait donc faite d’est en ouest. On peut dire aussi que là où la clarinette s’est implantée, les instrumentistes ont copiés les techniques d’accompagnement qui existaient sous d’autres formes (ex. kan ha diskan).

La clarinette

On l’appelle aussi le treujenn gaol (tronc de chou). Au début du siècle, elle trouve un terrain de prédilection dans le Centre-Bretagne (sud du Trégor, Haute-Cornouaille, pays de Loudéac et Mené occidental).

 

 

 

 

 

 

La clarinette, instrument inventé au début du XVIIIe siècle, connaîtra un essor rapide au sein des orchestres classiques, mais elle ne sera guère utilisée en basse Bretagne avant 1830. Il faut probablement voir dans la création des fanfares paramilitaires une des raisons de son succès en milieu rural. Nous ne savons rien de l’utilisation de la clarinette dans les campagnes au cours des  deux premiers tiers du XIXe siècle. Sa présence au sein d’orchestres présentant une diversité d’instruments paraît plutôt occasionnelle et ne correspond ni à l’idée que l’on se fait d’un ensemble de musique populaire breton au XIXe siècle, ni à nos critères actuels en matière de musique orchestrale. Pour certaines circonstances exceptionnelles, il est probable que de telles formations aient été créées de toutes pièces par des organisateurs soucieux de rehausser le prestige de leur fête en invitant de nombreux musiciens d’origine diverse, mais ces ensembles musicaux n’étaient cependant pas rares, comme en font foi plusieurs autres documents du XIXe siècle. Quant aux milieux paysans peu fortunés, ils n’ont sans doute guère eu l’occasion d’inviter ce type d’orchestre mais toujours est-il qu’ils connaissaient la clarinette et la considéraient dès le milieu de ce siècle comme propre à accompagner la danse.

Les 30 dernières années du XIXe siècle ont constitué ce que l’on pourrait appeler l’âge d’or de la clarinette en Trégor. Plusieurs éléments favorables ont, en effet, contribué au développement de sa pratique :

- Une absence quasi totale de concurrence de la part d’autres instruments en milieu rural.

- Un large rayon d’action des clarinettistes, plus ou moins professionnels, qui couvraient tout l’ouest et le sud trégorrois.

Seule ou en couple, accompagnée parfois d’un tambour, la clarinette sera de toutes les fêtes à partir de 1870. Les documents écrits témoignant de la popularité de la clarinette à cette époque sont assez nombreux et l’un d’entre eux décrit de façon précise le déroulement d’un bal trégorrois à la fin du XIXe siècle. Il s’agit d’un manuscrit inédit sur l’histoire de Plestin écrit par le colonel Joseph Péres vers 1935.

 

 

 

La clarinette est un instrument à anche simple inventé par un luthier allemand à la fin du XVIIème siècle. Elle évoluera par l’adjonction de clefs, jusqu’aux 24 clefs d’aujourd’hui, améliorant sa justesse et son registre. La clarinette trouvera rapidement sa place dans les orchestres symphoniques de la fin du XVIIIème siècle. Mais c’est surtout la place importante qu’elle prend dans les musiques militaires depuis la Révolution qui la popularisera. La clarinette est utilisée par les sonneurs bretons depuis les années 1850, comme dans d’autres régions de France (Landes, Creuse, Bresse…). Le plus ancien sonneur recensé et le plus célèbre est Pier an Dall (Pierre l’Aveugle, 1832-1908) de Corlay. Au début du siècle la clarinette est en usage dans le centre Bretagne de Merdrignac à Carhaix, dans l’ouest du trégor ainsi que dans l’est de l’Ille-et-Vilaine.

 En centre Bretagne les sonneurs utilisent une clarinette à 13 clefs en sib qu’ils adaptent à leur jeu. L’instrument est appelé treujenn gaol –trognon de chou) sonnant seul ou en couple accompagné ou non par un tambour. En Trégor comme dans l’Ille-et-Vilaine la clarinette reste en activité jusque dans les années 1930-40. Le mouvement régionaliste ignore la clarinette, il faut attendre la fin des années 70 pou avoir les premières enquêtes et 1986 pour découvrir les premiers enregistrements discographiques de sonneurs.

Son

 

 

Couple de clarinettes moderne

Clarinette seule

 Trio clarinettes + tambour

 

 

 

par Musique bretonne n°14 - mars-avril 1981 publié dans : Ils ont écrit sur la treujenn gaol
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Mercredi 5 octobre 2005

Quelques bonnes adresses pour la clarinette Populaire:

En Bretagne : PDG Paotred an Dreujenn Gaol

http://www.clarinette-populaire.org

En Cantabrie "Espagne"

ENCUENTRO INTERNACIONAL DE PITEROS EN CANTABRIA (CLARINETE POPULAR)

http://piteros.galeon.com/

 

 
par Yvonig publié dans : Treujenn gaol ?
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Mercredi 5 octobre 2005

Dans le cadre de "Kreizh Breizh Akademi" l'association DROM en collaboration avec l'ADDAV 56 et Musique et Danses en Finistère organise le 25 septembre à La Grande Boutique de Langonnet une master class du clarinettiste tsigane de Thrace turque Hasan Yarim Dünya et de son fils Tamer Girnataci, percussioniste (davul et derbouka).

La participation est de 15 Euros.

La master class durera de 14h00 à 18h00.

 Merci de confirmer votre venue auprès de Delphine Quenderff

(02 96 36 55 80 ou 06 07 52 80 17 ou par mail : delphine.quenderff@wanadoo.fr

N'hésitez pas à en parler autour de vous.

 

 

 

 

par Yvonig publié dans : Archives
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Vendredi 23 septembre 2005

Visitez le site des copains de l' Association Pouevr et Seu

http://pouevretseu.free.fr/

Pouëvr'et Seu est une expression en langue gallèse qui signifie Poivre et Sel ; ceci pour montrer notre attachement au parler Gallo qui est la seconde langue de Bretagne.

Notre association a pour but la promotion et développement de la musique, de la danse et de la culture traditionnelles bretonnes, particulièrement dans les terroirs gallo-nantais et vannetais.

Elle supporte des groupes de musique amateurs qui peuvent donner des prestations en fest-noz ou diverses animations.

Nous diffusons également sur ce site des partitions de danses traditionnelles bretonnes (et celtiques) dans les formats ABC, PDF et MIDI et des outils libres pour le format ABC.

par Yvonig publié dans : Associations
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Mercredi 14 septembre 2005

Une page qui parle enfin de la Treujenn Gaol !

J'en rêvais et je l'ai finalement mise en place avec mes idées .

Qu'est ce la treujenn Gaol ?

D'abord un peu d'histoire de la Clarinette

Instrument à vent, de la famille des bois, composé d'un tuyau à perce cylindrique muni d'une anche simple fixée sur la table du bec. La partie inférieure de l'instrument (corps du bas) se termine par un pavillon évasé. Les clarinettes modernes sont généralement en ébène (parfois en plastique) et percées de vingt trous latéraux, ou plus, pour produire différentes hauteurs de son. Certains sont ouverts et peuvent être obturés par le doigt du clarinettiste; d'autres sont contrôlés par des clés munies d'un tampon garni de feutre. La clarinette la plus commune, la clarinette-soprano en si bémol, a une gamme de trois octaves et une sixte; elle descend jusqu'au ré (qu'on note mi), sous le do médian. Formée d'un tuyau cylindrique fermé à une extrémité, la clarinette possède une clé dite de douzième qui permet de jouer la douzième des notes fondamentales (et non l'octave comme dans le cas du hautbois et de la flûte). La musique écrite pour toutes les clarinettes est écrite comme si elle était destinée à une clarinette en do. Du fait de ses propriétés acoustiques, la clarinette en si bémol sonne à la seconde majeure inférieure des notes écrites. Les clarinettistes peuvent donc passer d'un instrument à l'autre, sans devoir réapprendre le doigté. Le terme clarinette en si bémol fait référence à la notation et non à la note fondamentale acoustique de l'instrument. Les autres clarinettes sont la clarinette-soprano en la bémol, la clarinette-alto en mi bémol, la clarinette-basse (une octave en dessous du soprano) et la clarinette-contrebasse (une octave en dessous de la basse). Le cor de basset, en vogue à la fin du XVIIIe siècle, fut un précurseur de la clarinette-alto. La clarinette fut mise au point vers 1700 par le flûtier allemand Johann Christian Denner (1655-1707), désireux de perfectionner un instrument à anche populaire constitué d'un simple tuyau : le chalumeau médiéval. Aux alentours de 1840, deux systèmes de clétage complexes furent mis au point : le système Böhm, utilisé dans la plupart des pays et breveté en 1844 par le Français Auguste Buffet, qui adapta les améliorations apportées à la flûte par Theobald Böhm, et un système à sonorité plus sombre, aux trous plus étroits, développé vers 1860 par le Belge Eugène Albert. Les clarinettes firent leur entrée dans l'orchestre vers 1780, dans le groupe des bois. L'ouverture pour deux clarinettes et cor (1748) de Georg Friedrich Haendel, le concerto en la majeur (1791) et le quintette pour clarinette de Wolfgang Amadeus Mozart, l'ouverture de Freischütz (1817-1820) ainsi que plusieurs concertos de Carl Maria von Weber furent les premières pièces qui mirent véritablement en valeur la clarinette. Très appréciée pour la couleur de sa sonorité, elle fut également utilisée par Verdi, Wagner, Brahms, Schubert, Weber, Ravel, Debussy, etc. La clarinette est également présente dans la musique populaire d'Europe centrale, notamment en Bulgarie ou dans la musique klezmer, (voir Juive, musique), et dans le jazz des années 1930, avec notamment le clarinettiste virtuose Benny Goodman.

Histoire de la Treujenn Gaol

par Yvonig publié dans : Treujenn gaol ?
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Mercredi 14 septembre 2005

Quelques références musicales bretonnes intégrant de la Treujenn Gaol (Je compte développer des commentaires sur chacune de ces références)

En Bretagne :

Darhaou (CD Ar c'hoant)

Esquisse

Tan Ban ty

Tronc d'choux

Termajik http://membres.lycos.fr/termajik/

Les 6 troncs (CD Infusions)

Yao (CD Porspaul) http://groupeyao.free.fr/

Dibenn

Dalch Sonj http://www.arrowbase.com/dalchsonj/

Le Quintet Clarinette (CD Bazh Du / Musiques têtues)

Rolland Becker (CD Ar roue Stevan / Kof ha Kof / M. Kerbec et ses belouzes) http://www.rolandbecker.com/

Michel Aumont (CD Clarinettes armorigenes) http://m.aumont.free.fr/

Yves Leblanc & Mike James

Los Trognos coulos (Fanfare du centre Bretagne)

Bagad Panvrid (Pommerit le Vicomte)

Ar c'hazh dall

TreujennGaolistes connus en Bretagne

Bernard Subert

Dominique Jouve

Stéphane Le dro

Jean Claude Lelay

Hyacinthe Guegan

Goulchen Malrieux

Pierre Crépillon

Olivier Urvoy

Christian Duro voir http://sclavisfansite.jp/sclavis/disques/data/FISEL.htm

Dominique Le Bozec

Yves Ermel

Emmanuel Frein

Erik Marchand

Pierre Crépillon

Yann Le boulanger

Yann Simon

Fred Miossec

Yann Ber Le Rallic

Rolland Becker http://www.rolandbecker.com

Iwan Thomas (+)

.....

Ailleurs :

Klezmer :

The Klezmatics

David Krakauer (Klezmer Madness)

Giora Feidmann

Andy statmann

Matt Dariau Trio

Pays de l'est :

Topolovo (Bulgarie)

Ivo Papasov

La fanfare cioccarlia

Costica Olan

Le Taraf de Caransebes

Erik Marchand et les Balkaniks (CD Pruna)

Beshodrom

Adrian Receanu (Moldavie)

Hasan Yarimdunia (Turquie) (CD Fis fis tziganes )

En Tzigane / pays de l'est

Bratsch

Martinique

Barrel Coppet

Divers

L'attirail

Les enfants des autres

Les clarinettistes de Jazz

Sidney Bechet Ce grand maître du saxophone soprano, était aussi clarinettiste.

Buddy de Franco Il flirte avec le be bop

Eric Dolphy La clarinette basse fut l'instrument privilégié pour ses explorations les plus radicales.

Beeny Goodman The "King of Swing", autre sauveur de la clarinette.

Woody Herman En 1946, Woody Herman (1913-1987), grand chef d'orchestre, compositeur, chanteur, saxophoniste et clarinettiste , interprète au Carnegie Hall le célèbre Ebony Concerto que Igor Stravinsky avait composé spécialement pour lui.

Roland Kirk Pas étonnant qu'il fut aussi un joueur de clarinettes (avec une"s")

Claude Luter Le French touch of Jazz à la clarinette au temps du Dixieland revival.

Mezz Mezzrow La rage de vivre. Une légende

Michel Portal Poly-instrumentiste, ce musicien français joue admirablement de la clarinette basse.

André Reweliotty Avec Claude Luter, il a contribué au New Orleans Revival dans les années 50.

Pee Wee Russel Un clarinettiste d'une insatiable curiosité

Maxime Saury Avec Claude Luter et André Reweliotty, il a lui aussi contribué au Dixieland Revival.

Louis Sclavis II joue aussi du saxophone alto et de la clarinette basse. voir http://sclavisfansite.jp/

Artie Shaw C'est un peu grâce à lui que (face à l'engouement pour les saxophones) la clarinette a pu garder ses lettres de noblesse.

Jacques Di Donato , musiques très ecclectiques (joue avec Sclavis et plein d'autre monde dont le grand accordéoniste Marc Perrone)

par Yvonig publié dans : Treujenn gaol ?
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