Mes coups de coeur du moment

Vendredi 13 octobre 2006
Un bon geste pour un bon groupe !
Un petit message pour vous dire que le groupe SLAM FILS (qui ne possède pas de clarinette , ni de section cuivre... mais ils sont très bons quand même) vient de sortir en autoprod’ un coffret live avec CD et DVD provenant d’un concert que ils ont a fait en Bretagne au mois d’avril.
Ils tentent de récolter quelques fonds pour pouvoir aller en studio pro alors si vous voulez aider une petite association bretonnante et musicale : achetez-le !
Le coffret par correspondance ne coûte que 20 Euros pour passer un bon moment vidéo & audio.
Pour le revoir, merci d’adresser un chèque à l’ordre de SLAM FILS à l’ adresse :
 
Association SLAM FILS
Borgne Cédric
Kermain
56000 Vannes
 
 
 
 
 
par A vot' bon coeur publié dans : Petites annonces 'clarinette'
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Vendredi 13 octobre 2006

L'ATLANTIQUE JAZZ FESTIVAL RECHERCHE DES BENEVOLES sur la période du 30 octobre  au 3 novembre 2006

http://www.atlantiquejazzfestival.com

POUR TOUT RENSEIGNEMENT

VOUS POUVEZ JOINDRE SARAH :

Tel : 02 29 00 40 01

Mail : reseau@penn-ar-jazz.com

 

 

 

 

 

 

par Yvonig publié dans : Petites annonces 'clarinette'
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Mercredi 11 octobre 2006
Qui dit "Musique de l'Est", dit mélodies sonnantes, rythmes trébuchants … concert frénétique. BASHAVAV revisite avec bonheur les musiques traditionnelles des Balkans ; vous savez ? Ces musiques hautes en couleurs qui vous poussent irrésistiblement à battre la mesure en compagnie des musiciens virtuoses. Contrebasse, violon, clarinette, guitare, percussions, oud et accordéon sont autant d'instruments joliment utilisés par BASHAVAV pour jouer de belles musiques en chauffant à blanc l'ambiance de leur concert.
 
Des mélodies traditionnelles des Balkans entrelacées de compositions plutôt swing, le quartet BASHAVAV entre en scène et la fête commence. Une danse roumaine, une berceuse grecque, une fête tzigane tiraillée entre joie et tristesse… Plusieurs pays, plusieurs couleurs sont évoqués par les différents timbres utilisés. De cette musique émane donc un rythme endiablé et d’envoûtantes mélodies orientales.
 
Bashavav a ravi les amateurs de clarinettes lors de son passage au festival des clarinettes à Glomel.
 
BASHAVAV s'agrandit:
Attention ça bouge!!!! La famille Bashavav s'agrandit et joue désormais avec l'accordéoniste Roumain Virgil Stoican!!!! "Baxt te del O del, Virgil!!!"
 
URGENT!!!! APPEL A SOUSCRIPTION:
Bashavav enregistre en ce moment son 1er ALBUM et lance un appel aux généreux fans du groupe pour soutenir cette production, nous avons besoin de vous (les temps sont durs...)!!!
Cet album est vendu en souscription à 15 euros, vous aurez en prime la belle affiche du spectacle et des grossses bizzzzz de toute l'équipe!!!!!
Ce nouveau CD comprend 12 titres avec des surprises pour ceux qui connaissent bien le groupe, des compos, du chant, des invités (accordéon, percussions, batterie...).
• Pour souscrire à cette incroyable aventure envoyez-nous un chèque de 15 euros à l'ordre de Zanzib'art (leur asso) à l'adresse suivante:
Bashavav - Cambrée -35580 SAINT SENOUX (n'oubliez pas vos coordonnées)
 
 
 
par Yvonig publié dans : A écouter
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Lundi 9 octobre 2006
Indéboulonnable ambassadeur du jazz New Orleans dans l’hexagone, Claude Luter s’est éteint vendredi dernier à l’âge de 83 ans.
 
Il me paraissait important pour un site traitant de clarinette de lui rendre un petit hommage. Tout au long de sa carrière qui décollera dans les clubs de Saint-Germain-des-Prés (Dont le fameux « Lorientais* » si vous cherchez un rapport avec la Bretagne…recherchez l’explication plus bas) , le clarinettiste parisien croisera la route des stars du genre, à commencer par celle de Sidney Bechet mais également Louis Armstrong, Earl Hines et Barney Bigard. Voué corps et âme au ton festif du style New Orleans, Luter restera de marbre face aux diverses révolutions que le jazz vivra, qu’elle soit bop, free ou fusion. Il était respecté même outre-Atlantique, ayant été convié en 1997 aux cérémonies de commémoration du centenaire de la naissance de Bechet.
 
Photo Claude Luter et ses lorientais* en 1949 ( Crédit Photo hôtel des Carmes Paris)
 
A écouter :
Sidney Bechet et Claude Luter - Edition digipack remasterisée incluant des textes inédits
Emarcy ; CD album ; 05/1997
 
Jazz à Saint-Germain
Claude Luter CD album ; 08/2003
 
Saint-Germain dance - Luter Quartet
Claude Luter Vogue ; CD album ; 09/1990
 
Jazz à Saint Germain des Prés
Claude Luter CD album ; 11/2005
 
En concert - Digipack
Claude Luter Absolute ; CD album ; 05/2005
 
 Puisque vous partez en voyage
Claude Luter CD album ; 11/2004
 
Clarinet marmelade
Claude Luter Jacky Milliet CD album ; 02/1997
 
CD AUTOPRODUIT  CLAUDE LUTER ET LES LORIENTAIS - INTEGRALE 1947-1949 (Memories - MECD 13,14,15): CD1 Mars à Décembre 1947 - CD2 Décembre 1947 à Mars 1948 - CD3 Mai 1948 à Juin 1949.
 
Cette intégrale correspond à un coffret contenant trois CD (respectivement 64'25, 71'04, 62'32), qui a été édité en 2003.  (Chronique parue dans le Bulletin du HCF N° 546 - Octobre 2005 - Page 21)
 
Saluons d'emblée l'intérêt et la qualité de cette parution due à Jean-Pierre Daubresse - journaliste et ami personnel de Claude Luter - qui a mis 10 ans pour trouver des documents rarissimes, et pris un soin méticuleux pour la réaliser, produisant lui-même cette intégrale consacrée à Claude Luter et ses Lorientais.
 
Sont ainsi rassemblés 66 titres du légendaire orchestre, enregistrés en France et en Hollande dont 23 inédits devenus totalement introuvables. Le coffret comprend:
  -    les huit faces de mars 1947 éditées (en souscription) à cinquante exemplaires pour la marque Maurice de la Harpe Records,
-         douze titres en public provenant d'une tournée en Hollande en décembre 1947,
-         trois morceaux (pris à la radio), issus du festival de Nice de février 1948.
 
La majorité de ces enregistrements sonne très convenablement. Seules les dix faces "Pacific" n'avaient pas bénéficié d'un bon enregistrement à l'origine, la musique y est assourdie, appauvrie. Il y a toutefois quelques gênantes variations du volume général au cours de certains morceaux; les originaux comportaient-ils le même défaut ou s'agit-il d'un problème lié au report?
Accompagne le coffret un livret de 32 pages, en français et en anglais, donnant beaucoup d'informations intéressantes et comportant 42 illustrations, souvent inédites dont, en deuxième page de couverture, une photo ou Luter et les Lorientais entourent Louis Armstrong , Earl Hines et Hugues Panassié.
 
Ce dernier appréciait en effet beaucoup cet orchestre, qu'il avait même fait participer au festival de Nice de 1948 dont il était l'organisateur. C'est là qu'Armstrong et son All Stars purent entendre les Lorientais. Les propos élogieux de Louis à leur égard sont reproduits dans le livret, et Louis et ses musiciens vinrent même les écouter au "Lorientais*" où ils jouaient en permanence.
 
* "Le Lorientais" fut le premier club de jazz de Paris, dans l'immédiat après-guerre, alors que le jazz connaissait une vogue extraordinaire.
 
Claude Luter (qui avait constitué un petit orchestre dès début 1944) et Pierre Merlin (cornet), après avoir connu comme première source d'inspiration les "Hot Five" et les faces Ladnier/Mezzrow , découvrirent les disques du King Oliver Jazz Band en 1946 et commencèrent à jouer au Lorientais en avril de cette même année. Claude Luter relate dans ses souvenirs qu'il écoutait Johnny Dodds tous les jours.
 
 Sur le plan musical, c'est en effet le premier et très grand mérite de cette intégrale que de nous permettre d'entendre Claude Luter tel qu'il jouait à cette époque, fortement inspiré de Johnny Dodds. On ne connaît pas d'autre clarinettiste qui ait réussi à assimiler avec tant de ressemblance le jeu de ce dernier. Luter lui-même explique pourquoi: " Dodds est très dur à jouer ". Dès cette époque, Luter était un grand clarinettiste, plein d'assurance; ses solos retiennent toujours l'attention, tandis que son jeu dans les collectives, que l'on entend très distinctement, fait merveille.
 
Les deux cornettistes, Pierre Merlin et Claude Rabanit , assurent extrêmement bien leur rôle; leurs parties sont si étroitement imbriquées qu'il est le plus souvent impossible de distinguer l'une de l'autre. Comme Joe et Louis le faisaient au sein du Creole Jazz Band , il leur arrive de jouer quelques breaks à deux trompettes. D'après le texte du livret, ce doit être Pierre Merlin qui joue la partie principale et la plupart des solos. Quoi qu'il en soit, la qualité des parties de trompette est manifeste: intonations, mise en place, swing. Pierre Merlin fut influencé par Armstrong, Oliver, mais aussi Tommy Ladnier; dans le texte du livret Louis Armstrong dit qu'il lui fait penser à Mutt Carey. Fin 1949 il abandonna les Lorientais au moment où ceux-ci devenaient les accompagnateurs habituels de Sidney Bechet, rejoignant ensuite Pierre Atlan pour une longue association.
 
Les autres membres du groupement jouent, eux aussi, dans l'esprit voulu. A l'origine le trombone était tenu par Christian Vienot, le piano par Mowgli Jospin. Celui-ci passa au trombone après le départ de Viénot , laissant Christian Azzi prendre sa place au piano. Claude Philippe (banjo ou guitare), Guy de Fatto puis Roland Bianchini (contrebasse), Michel Pacout puis Moustache Galépides (batterie) formaient une rythmique bien soudée, pleine d'allant.
 
Le troisième CD est celui qui contient le plus de morceaux très réussis, l'orchestre avait acquis de la maturité et ce répertoire lui était devenu très familier, après deux années passées à le jouer régulièrement .On y trouve toutes les faces au nom de Claude Luter sélectionnées dans le Dictionnaire du Jazz de H. Panassié et M.Gauthier.
 
Pour terminer, reprenons quelques appréciations d'Hugues Panassié: " Claude Luter est entouré de musiciens au tempérament semblable au sien, il y a une flamme collective étonnante et quelque chose de l'authentique New Orléans beat"... " C'est du vrai Nouvelle Orléans, le phrasé, les accents rythmiques tout y est, en ce qui concerne la section mélodique surtout…Claude Luter domine tout son monde par sa superbe partie de clarinette tout imprégnée de l'esprit de Johnny Dodds... L'esprit de l'inoubliable orchestre de King Oliver est bien là et l'on comprend la surprise émerveillée de Louis Armstrong, Mezz , Baby Dodds l'orsqu'ils entendirent cet orchestre à Nice … " cf. Bulletins 31, 36 ,58 et 76.
 
Ce très intéressant coffret autoproduit est en vente auprès de Jean-Pierre Daubresse - 6 Villa Cœur de Vey F. 75014 Paris, au prix de 40 Euros (port compris).
 
Explication sur Claude Luter et le Lorientais*
Les existentialistes dansent et chantent dans les catacombes.
(Source : site de l’hôtel des Carmes Paris)
 
Imaginez dans la paisible rue des Carmes un immeuble que rien ne signale à l'attention bourgeoise.
Si vous êtes initié, traversez le couloir, descendez l'escalier de la cave en vous cramponnant à la rampe de corde, et soudain, des profondeurs lointaines, vous parviendra une musique frénétique. Au bas de l'escalier de pierre, on débouche dans une première cave agencée en bar et soutenu par un monumental pilier.
 
Au passage, une ravissante pin-up, que l'on jurerait sortie d'un studio de Hollywood, sollicite votre taxe d'entrée.
- C'est nécessaire, m'explique un habitué, car la clientèle qui tous les soirs de 5 à 7 se précipite au "Lorientais" est surtout composée d'étudiants et de bohèmes du quartier, éminemment sympathiques, certes, mmais aussi, terriblement portés à jouer le "Roi des Resquilleurs" !
 
Avec sa clarinette... Luter a attiré Sartre et Micheline Presle dans sa cave.
 
Le meilleur orchestre français de jazz se nourrit en dévalisant les buffets des salons bourgeois où ces musiciens sont invités.
C'est l'orchestre Luter, qui joue dans la cave la moins chère du quartier Latin.
Le jeune Luter ne sait pas lire la musique, mais il a passé son adolescence à écouter les disque d'Armstrong. Panassié, le pape du Jazz, après avoir entendu Luter et son ensemble, fut frappé de stupeur.
- Je me suis cru, déclara-t-il, reporté au début de ce siècle, dans le quartier noir de la Nouvelle-Orléans.
Depuis, la cave de Luter n'a cessé de voir s'accroitre son prestige, menaçant dangereusement la vogue de son concurrent le Tabou. Luter a reçu la visite de la grande avant-garde : Sartre, Prévert, Eluard, Bernard Blier, Micheline Presle, Raymond Queneau.
 
Panassié, le "Pape du Jazz", les a choisis. Et la levée de boucliers les laisses impassibles. Malgré les récriminations des professionnels, c'est eux qui ont été désignés les premiers pour aller à Nice défendre l'honneur de la musique moderne française au Festival international du jazz. (En dernière minute, on annonce également la participation à la nuit de clôture du festival des orchestres professionnels français Django Reinhardt et Stephan Grapelli.)
"Eux", c'est l'orchestre amateur Claude Luter, encore inconnu de la grande majorité des fanatiques du jazz. Claude Luter joue depuis deux ans dans la cave d'un petit hotel de la place Maub', dans le plus pur style New-Orleans, pour les étudiants et les quelques rares initiés du jazz-hot. Sur les sept joueurs que comprend son orchestre - le pianiste Azzi, le batteur Tacout, le banjo Claude Philippe, les deux trompettistes Merlin et Rabanit, le trombone Mowgli, le clarinettiste Luter - cinq d'entre eux ont été classés parmi les premiers solistes français du jazz.
L'orchestre Luter est né en avril 1946. A cette époque, Mme Bereaud, propriétaire du petit hôtel de la rue des Carmes, qui fut toujours une amie des étudiantes et qui s'ennuie sans eux, fit appel à deux musiciens pour venir jouer dans sa cave. Luter et Mowgli, qui alors jouait du piano, répondirent à son appel.
Petit à petit, ils reprirent contact avec leurs camarades qui jouaient hot comme eux et avec lesquels ils avaient eu l'occasion de jouer au cours des multiples surprises-parties du quartier. Après différents changements, l'orchestre définitif ne fut sur pied qu'en juin 1947. Quelques mois après, l'orchestre Luter obtenait le premier prix au festival amateur de jazz de Bruxelles.
 
 
 
Article paru dans l'édition du Monde du 08.10.06
Le clarinettiste, saxophoniste de jazz et compositeur Claude Luter est mort, vendredi 6 octobre, à l'hôpital de Poissy (Yvelines). Il était âgé de 83 ans.
 
Claude Luter restera comme l'un des plus importants ambassadeurs du style new orleans en France au sortir de la seconde guerre mondiale, au même titre que le pianiste et chef d'orchestre Claude Bolling peut l'être considéré en matière de swing en big band.
 
Il est aussi, après-guerre, l'un des accompagnateurs les plus célèbres du clarinettiste Sidney Bechet, père fondateur comme le trompettiste Louis Armstrong du jazz américain.
 
Né le 23 juillet 1923 dans le vingtième arrondissement parisien, Claude Luter a découvert le jazz durant son adolescence, son père étant musicien. On est en 1938, Bechet et Armstrong ont été les héros du style new orleans, base fondatrice du jazz américain pour petites formations, tandis que les orchestres des pianistes Duke Ellington et Count Basie ont mené les développements du big band. La France, qui s'est intéressée au jazz précocement, notamment avec les spectacles de la Revue nègre, reçoit quelques disques sur lesquels s'exercent les apprentis musiciens.
 
La déclaration de guerre de l'Allemagne puis l'Occupation vont mettre le genre entre parenthèses, toléré dans quelques lieux éphémères. Durant cette période, Luter, qui a abandonné le cornet pour la clarinette, se produit lors de soirées privées ou dans un club qu'il a monté, rue de Rennes.
 
Avec la Libération, le jazz peut enfin conquérir la France et en particulier Paris. La révolution du be bop, qui a eu lieu au début des années 1940 à New York avec Dizzy Gillespie, Charlie Parker ou Thelonious Monk, n'a pas encore traversé l'Atlantique.
 
Luter, comme d'autres musiciens de sa génération va donc propager le message optimiste et festif du new orleans, style auquel il restera fidèle, sans pour autant ne pas laisser filtrer à l'occasion dans son jeu des éléments de la modernité bop. C'est au Lorientais, petit club de Saint-Germain-des-Prés, que Luter va connaître son plein essor à partir du printemps 1946.
 
C'est là que le clarinettiste parfait ses interprétations de titres de Bechet ou ses propres compositions. Luter a un jeu d'attaque qui convient au genre, a compris l'intérêt des ornementations dans la part d'improvisation collective des vents (trompette, trombone et clarinette), s'impose en meneur naturel.
 
 
PROPAGER LA BONNE PAROLE
 
Les clubs sont fréquentés par des artistes, des intellectuels. Aux côtés de Luter, on peut entendre Boris Vian, dans le public il y a Jean-Paul Sartre. Les clubs entrent dans la légende, Le Tabou, Le Club Saint-Germain. Paris devient la deuxième capitale du jazz et une terre d'accueil pour de nombreux musiciens américains.
 
Les amateurs de jazz commencent à se diviser. Pour les uns, le new orleans est le seul jazz, le bop une aberration, pour les autres le vieux style porte bien son nom, le futur est au bop. Plus tard, on retrouvera les mêmes combats autour du free, du jazz rock et même du néo-bop. Luter, lui, va son chemin avec sa formation, Les Lorientais. Il est au Festival de jazz de Nice en 1948, où il rencontre Louis Armstrong et le pianiste Earl Hines.
 
En 1949, autre festival, à Paris. Tadd Dameron et Miles Davis représentent la nouveauté, Sidney Bechet les anciens. Luter et Bechet vont se trouver et jusqu'au milieu des années 1950, l'orchestre français accompagne le musicien américain, qui va connaître un succès digne des stars actuelles du rock en raison d'un mouvement de revival parallèle à d'autres évolutions du jazz (post bop, west coast, cool...). Dans les boums, on se bécote sur Petite Fleur et l'on se trémousse sur Les Oignons.
 
Propulsé par le succès de son inspirateur, Luter prend ensuite son indépendance. Il tourne un peu partout dans le monde, prend résidence dans des clubs, est invité dans de nombreux festivals. Mais à partir du début des années 1960, le jazz est en perte de vitesse. Johnny Hallyday et les yé-yé, les Beatles et tout ce qui sonne un peu rock sont devenus les héros populaires. Le jazz, c'est intello, un truc pour et par de vieux trentenaires et quadragénaires.
 
Le genre est de toute manière sacrément secoué depuis un moment par Sonny Rollins, John Coltrane, Miles Davis, le free jazz.
 
Luter et ses camarades n'en sont guère plus émus. Le clarinettiste enregistre avec son collègue américain Barney Bigard un disque de référence, Swinging Clarinets, en 1960, et va continuer de propager la bonne parole du new orleans. De temps à autres, il sert dans les revues de jazz de symbole d'une époque lointaine, qui n'a pas évolué. A d'autres moments, il est reconsidéré comme une figure importante, par son statut de propagateur du jazz en France.
 
Au moins une fois dans sa vie, un amateur de jazz qui se respecte se doit de l'avoir entendu et vu, pour sa sincérité musicienne, sa passion, sa technique, que ce soit en club à Paris (il sera à partir des années 1980 régulièrement au Petit-Journal ou à La Huchette) ou dans un festival. L'Amérique, pour qui il reste avant tout l'accompagnateur des séjours français de Sidney Bechet, l'avait convié lors des cérémonies anniversaires du centenaire de la naissance du clarinettiste américain en 1997.
Article paru dans l'édition du Monde du 08.10.06
 
par Yvonig publié dans : Gourbi à clefs
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Vendredi 29 septembre 2006
CONCERT de TARACE BOULBA à Quéven > ven 13 oct 2006 20H30
Centre culturel Les Arcs  
9 rue de la gare
56 Quéven
Tél. 02.97.05.01.07
 
 
Fanfare funk associative créée en 1993 , Tarace Boulba prône et applique l'idée d'accès gratuit et pour tous à la musique. Ce groupe mêle donc professionnels et amateurs, virtuoses et débutants, rassemblés par la même énergie délirante et altruiste. Tarace Boulba accueille cuivres (la liste est longue), percussionnistes et chanteurs autour d'une basse résolument
funk : le stick Chapman.
 
Pour les concerts, comme pour les répétitions, la règle est simple : qui veut (ou peut) vient, dans la limite des places disponibles... Au final, entre 20 et 40 Tarace jouent à chaque concert!!! Certains d'entre eux sont d'ailleurs assidûment fidèles au poste, quels que soient l'événement, la salle ou le lieu. Seule motivation : le plaisir de jouer... sans cachet.
 
Groupe militant mais non moralisateur, Tarace Boulba multiplie les concerts de soutien (Droit Au Logement, sans-papiers...) et concerts gratuits, ne faisant payer certains concerts que pour financer les activités de l'association. Faire la fête, oublier le quotidien, détendre l'atmosphère, danser et faire danser : tel est le credo de ces funky fanfarons, en ville, en rase-campagne, en banlieue comme à l'étranger, devant 10.000 ou 10 spectateurs.
 
Le public, toujours survolté, ressort de chaque concert épuisé, un sourire béat au lèvres...
 
Créé par deux anciens membres des Négresses Vertes, Tarace Boulba est une association qui offre l'accessibilité à la musique pour tous sans limite d'âge ni de niveau. Ils sont aujourd'hui plus de 750 adhérents – musiciens, 750 bouches et dix fois plus de doigts qui s'agitent, soufflent, chantent et s'époumonent avec une énergie communicative.
 
Musicalement, l'héritage de Tarace Boulba serait presque exclusivement composé de funk. On a bien dit presque car Tarace Boulba avec son nouvel album* multiplie, croise et brasse les influences, des pulsions africaines, des relents gogo, une guitare juju, une cocotte reggae… une gigantesque auberge espagnole pleine de vie où tout le monde trouvera sa place.
 
 Merci pour le Tiep,est  le troisième album de Tarace Boulba, a été enregistré live à la Pêche de Montreuil au cours de trois concerts exceptionnels en novembre 2005.
Tarace Boulba n'a pas la prétention de vouloir changer l'histoire. Tarace Boulba y participe et la fait avancer à sa manière avec 10 nouveaux titres, par son énergie, son engagement et sa vision décalée des choses.
Pour la première fois, Tarace Boulba se la raconte aussi en dvd avec des images issues des archives de l'association. "Merci pour le Tiep" cd / dvd (Fairplay / Socadisc)
 
 
 
 
par Yvonig publié dans : Archives
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Vendredi 22 septembre 2006
Pour démarrer une série d'articles sur le Saxophone et la clarinette :

Le saxophone fut inventé vers 1840 à Bruxelles par Adolphe Sax, qui lui donna son nom. Sax s’installa à Paris en 1842 et y fit entendre le saxophone pour la première fois en public les 3 février et 1er décembre 1844. Il ne prit néanmoins son brevet qu’en 1846. L’originalité de l’invention fut immédiatement contestée par les facteurs parisiens, qui se coalisèrent contre lui, et la validité du brevet fut remise en cause. Bien que les « antécédents » invoqués se fussent révélés faux, il s’ensuivit une interminable chaîne de procès qui ruinèrent tour à tour Sax et ses adversaires. Admis dans les musiques militaires en 1845, rejeté de celles-ci en 1848, le saxophone y fut définitivement réintégré en 1854. À la suppression du Gymnase musical militaire, où il était enseigné depuis 1847, la classe de saxophone fut confiée, en tant que classe annexe, au Conservatoire de Paris, avec Sax pour professeur. Malgré le succès de cette classe et à la suite de la défaite de 1870, qui privait Sax de ses hautes protections, la classe fut irrémédiablement supprimée. Elle ne fut rétablie qu’en 1942, par CI. Delvincourt. On parla beaucoup du saxophone entre 1846 et 1867, en raison des vives polémiques que déclenchèrent les procès, mais aussi grâce à maintes apparitions de l’instrument en public. […] Nombreux sont les compositeurs qui l’emploient aujourd’hui. Sur la commande d’une Américaine, Miss Elisa Hall, diverses œuvres furent écrites pour saxophone et orchestre, fondant ainsi les bases d’un répertoire de soliste. Le jazz, qui apparut à la fin du XIXe siècle, ne fit appel au saxophone que vers 1916. On croit cependant, à tort, que c’est le jazz qui l’a révélé. Le jazz a sans doute contribué à l’expansion commerciale et à la popularisation de l’instrument (voire à une certaine stimulation), mais il a fait peser sur lui un très lourd discrédit auprès des mélomanes. C’est à Marcel Mule que revient le mérite de la création d’une école classique française du saxophone, dont les bases reposent sur la noblesse et l’expressivité du son et la rigueur du style. C’est à lui qu’a été confiée la classe de saxophone du Conservatoire de Paris en 1942 et c’est à l’enseignement qu’il y a dispensé jusqu’en 1967 que sont redevables directement ou indirectement les saxophonistes actuels, français ou étrangers.

G. Gourdet

« Science de la musique »

Bordas / 1976

 
Au premier temps du jazz, la clarinette est la « deuxième soliste » après la trompette souveraine.

Derrière Joe Oliver, on trouve Johnny Doods, derrière Bunk Johnson, Alphonso Picou, derrière Freddie Keppard, Jimmie Noone… Dans les grandes formations, Barney Bigard, Buster Bailey, Omer Simeon se taillent la part du lion des solos et des arrangements.

  

Au fil des ans, elle va perdre de sa superbe au profit d’un saxophone de plus en plus envahissant.

Au cœur du Big Band, elle conservera sa place dans le rang, mais la part du soliste va rétrécir comme peau de chagrin. Si la clarinette est toujours présente dans les ensembles Dixieland qui vont fleurir après 1940, elle va quasiment disparaître de la scène des petits ensembles modernes.

Le be-bop l’ignore. Lester Young délaissera exceptionnellement son saxophone ténor pour en graver quelques plages rarissimes et sublimes. De rares originaux comme Jimmy Giuffre vont en faire leurs instruments de prédilection. Les saxophonistes, c’est un comble, l’adopteront souvent en deuxième instrument pour varier les couleurs orchestrales, en concurrence avec la flûte.

Elle va rejoindre le purgatoire des « instruments divers » au côté des tubas, fifres, cors d’harmonie et autres harpes.

En France, il aura fallu attendre le clarinettiste classique Michel Portal pour la réhabiliter sur la scène des musiques improvisées, au côté, il faut le remarquer, de curiosités comme le manzello, le taragot ou le zoukra. 

Les trompettistes ne connaîtront pas cette disgrâce. Aujourd’hui, des jazzmen de renom comme Kenny Wheeler ou Winton Marsalis tiennent toujours la dragée haute et le haut du pavé.

Mais le trompettiste est devenu une bête rare. Il suffit d’observer l’effectif de la majorité des formations actuelles pour s’en persuader : les embouchures n’ont plus le vent en poupe. La majorité des groupes de jazz n’ont pas de trompettiste (c’eut été impensable soixante-dix ans plus tôt !), et si l’on en rencontre, ou un malheureux tromboniste, il est souvent noyé dans une pléthore de saxophonistes.

Depuis plusieurs années, une formation « à géométrie variable »: Urban Sax, peut réunir, en France et suivant les opportunités, un plateau de plus de trente saxophonistes de tout acabit. Oserait-on encore envisager un effectif de trompettistes de cette ampleur ?

La technique instrumentale de la trompette est ardue, c’est incontestable. Et n’importe qui s’est amusé à souffler un jour ou l’autre dans un saxophone saura faire la différence : l’anche est bien moins ingrate que l’embouchure. Aux premiers temps de l’apprentissage, tout au moins, car celui qui veut atteindre les sommets ne peut se satisfaire de semblables considérations. Personne n’osera prétendre que le saxophone de John Coltrane ou de Charlie Parker se nourrisse de complaisances.

Pourtant la technique de la clarinette n’est pas fondamentalement différente de celle du saxophone, ni plus inaccessible.

Le statut privilégié du saxophoniste n’est donc pas dû — seulement — à des considérations techniques.

A suivre...

Source : inspiré de http://emmflor.club.fr/jazz/index.html


par Yvonig publié dans : Gourbi à clefs
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Jeudi 17 août 2006
Si vous aimez les cuivres , le funk et le Reggae :  les Bouches cousues vont vous faire bouger ! Venez vite les découvrir
 
[Percus / Cuivres/ guitares / voix/... ]
Dates à Venir : septembre 2006
Dates passées :
23 août à Vannes  (Annulé cause pluie) au Kiosque à Musique 
19 août à Meucon, Bar le No Stress
29 juillet : Festival Etik et pas Toc(Ambon)
juillet : Questembert
et d'autres dates avant :....
 
par Les Bouches Cousues publié dans : Gourbi à clefs
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Mercredi 16 août 2006
Vous avez pu les voir tout l'été dans les festivals bretons : pendant un an, 16 jeunes chanteuses, chanteurs, musiciennes et musiciens guidés par Erik MARCHAND ont travaillé pour présenter 'NORKST', orchestre issu du premier collectif de la "Kreiz Breizh Akademi".
 
Au contact d’artistes internationaux reconnus pour leur travail sur la modalité, ils ont construit un répertoire issu de la musique bretonne et utilisant une orchestration innovante encore inconnue en Bretagne ou dans d’autres régions d’Europe de l’ouest.
 
A l’instar des recherches musicales du début du siècle qui intégraient des instruments occidentaux aux grands styles modaux d’orient et d’Afrique du nord, ils ont créé des techniques spécifiques sur des instruments repensés pour cet orchestre. Grâce à cela, ils renouent avec l’interprétation des grands chanteurs de gwerz ou de kan ha diskan d’aujourd’hui ou d’hier. La musique d’ensemble instrumentale emblématique du dynamisme et de la création bretonne des dernières décennies retrouve ici le sentiment et l’émotion des formes anciennes du chant : une musique orchestrale nouvelle au service d’un art populaire de tradition orale.
 
De Kreiz Breizh Akademi vers 'Norkst':
‘Norkst’ est la prononciation centre bretonne de an orkestr, l’une des possibilités lexicales pour les mots "l’orchestre" en franco-breton.
 
Le travail qui a permis la structuration de son répertoire et de sa sensibilité particulière s’est déroulé suivant ce schéma :
 
• Cinq sessions de trois jours ont permis aux membres de KBA d’étudier avec des artistes internationaux des arrangements et un entendement modal au service de la musique de Basse Bretagne.
 
• De nombreuses répétitions ont eut pour but d’intégrer les arrangements proposés et de les retravailler collectivement en prenant en compte les propositions des musiciens de l’orchestre. Certaines de ces répétitions ont été dirigées par des musiciens invités afin de profiter d’oreilles nouvelles et de retravailler des mises en place notamment rythmiques.
 
• Des "master classes", ouvertes au public, ont fait découvrir d’autres formes de l’entendement modal dans les musiques de tradition orale (Turquie, Ile de la Réunion, Ethiopie, Bulgarie, Maghreb) et d’autres tempéraments spécifiques dans la musique baroque.
 
• Les musiciens de ‘Norkst’ ont été dirigés durant l’été et l’automne 2005 vers des stages ou des rencontres organisées avec des musiciens issus de culture pratiquant la modalité avec des instruments similaires(en Albanie, Crète, Macédoine, Turquie). Nous travaillons à faciliter les rencontres de deux des musiciens avec des artistes de Madagascar (accordéon) et Ethiopie (chant).
 
'NORKST' se compose de :
Simone ALVES : chant
Hoëla BARBEDETTE : harpe "modale"
Yves CHAPALAIN : biniou, saxophones
Yann GOURVIL : violon, guitare "frettage saz"
Jean LE FLOC'H : accordéon chromatique à quarts de ton
Grégoire HENNEBELLE : violon
Guillaume LE GUERN : clarinettes
Christophe LE MENN : chant, percussion
Glenn LE MERDY : percussions
Eric MENNETEAU : chant
Anne-Marie NICOL : bombardes
Youen PARANTHOEN : accordéon diatonique "modal"
Delphine QUENDERFF : contrebasse
Yvon ROUZIC : guitare non frettée cümbüs
Yann SIMON : flûtes
Nicolas SYZ : clarinette
par Yvonig publié dans : Gourbi à clefs
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Mercredi 16 août 2006

la Nuit de la gavotte 2006 se déroulera du 15 au 17 septembre à Poullaouen. Le vendredi soir : soirée cabaret avec le duo Noluen Le Buhé et Régis Huiban, et Potsawt Elektrik (Christophe Le Menn : Chant, Dobro, Glen Le Merdy : Batterie, Guillaume Le Guern : Clarinette, Jean Le Floc'h : Accordéon, Youen Paranthoen : Orgue). Le samedi, stage de Kan Ha diskan animé par Marie-Laurence Fustec et Nanda Trodeg. Nuit de la Gavotte avec Kerdoncuff/Le Floc'h, Crépillon/Bigot, Josset/Martin, Riou/Irvoas, Josset/Martin, Mennetaeu/Le Menn... Dimanche : fest-deiz tirage au sort, 3ème édition, avec un animateur de talent...

Plus d'informations très bientôt et sur http://www.dans-tro.org

par Yvonig publié dans : Gourbi à clefs
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Dimanche 23 juillet 2006
20 juillet - 30 Juillet 2006
École Nationale de Musique de VANNES
L'association des Parents d'élèves de l'École Nationale de Musique de Vannes
organise en partenariat avec la ville de Vannes, une Académie de Jazz,
autour du Big Band, pendant le Festival "Jazz à Vannes 2006".
Apprendre le Jazz, c'est aussi et surtout l'écouter.
Cette Académie prend toute sa mesure dans cette idée. Il est trop rare de pouvoir proposer à des
stagiaires de prolonger leur apprentissage par l'écoute d'artistes prestigieux, dans un Festival qui n'a plus besoin de se faire reconnaître, grâce à la volonté du Directeur Jean-Philippe Breton de proposer des programmations toujours plus riches et variées.
Hésiter cette année entre Julien Loureau, Marcus Miller ou bien Taj Mahal n'est pas un luxe négligeable.
Bien entendu, pour prolonger une formation dans ce cadre, il faut que celle-ci soit d'un niveau
pédagogique très élevé.
C'est pourquoi, autour d'une équipe de professionnels confirmés et spécialistes du Jazz, nous vous
proposons d'intégrer un Big Band.
Le Big Band est la formation d'envergure par excellence dans le Jazz. On y apprend le phrasé,
les couleurs, les harmonies des grands compositeurs et arrangeurs, et bien sûr on profite des "grilles"  pour improviser. Bref un beau programme...
Vous trouverez dans cette Académie, amateurs, confirmés ou professionnels une véritable expérience pédagogique en marge de votre parcours musical.
 Alors, à vous de jouer...
par Yvonig publié dans : Archives
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