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Treujenn Gaol

Soupe à la treujenn-gaol

21 Février 2006 , Rédigé par Yvonig

Grand merci à toi ami lecteur internaute pour ton intérêt pour la treujenn-gaol :
 
Ce petit site web sur le « Tronc de Choux » existe depuis juste 6 mois (ouverture le 25 août dernier) et près de 2500 visiteurs sont déjà passés voir ces pages.  Je suis assez étonné du nombre , ceci prouve donc qu’il y a un réel intérêt pour la clarinette bretonne et pousse à continuer l’expérience.
 
J’ai eu beaucoup de messages de clarinettistes de tous horizons, je tiens à remercier toutes les personnes qui contribuent en m’envoyant des articles, des infos , des tuyaux , des suggestions ou des encouragements . Et pour fêter ça, j’invite tout le monde à partager une bonne  «soupe à la treujenn-gaol»  
 
Voici donc la recette , c’est de saison , après on est bien calé , impeccab’ pour sonner un coup de treujenn-gaol (idéal pour la digestion).
 
Recette de la soupe à la Treujenn-gaol
- Préparation : 25 minutes
- Cuisson : 2 h 15 min.
 
 Ingrédients (Pour 6 personnes : multiplier si vous invitez les voisins)
 
- 600 g de petit salé (Palette, travers, poitrine, etc...)
- 1 saucisson sec
- 1 crosse de jambon cru
- 300 g de carottes
- 600 g de pommes de terre
- 2 choux verts (Bachallan Hatif si possible)
- 3 poireaux
- 1 gros oignon piqué d'un clou de girofle
- 1 bouquet garni
- 1 cuillerée a soupe de saindoux
- Tranches de pain de campagne
- Sel, poivre
 
Progression de la Recette
 
Disposer le petit salé, l'oignon et la crosse de jambon dans une marmite.
Remplir d'eau froide, sans saler, et porter à ébullition.
Baisser le feu et laisser cuire à couvert une dizaine de minutes.
Montez votre treujenn-gaol (en respectant le rituel sacré). Mouillez bien votre anche (Rico Royal 4).
 
Blanchir à l'eau bouillante, pendant 5 minutes les choux coupés en quatre.
Les rincer, les égoutter.
Peler les carottes, nettoyer et laver les poireaux, en ôter le vert.
 
Après 10 minutes de cuisson du petit salé, écumer et ajouter les choux et les carottes, le bouquet garni, ainsi que le saindoux.
Laisser cuire à petits bouillons pendant 1 heure.
En attendant , sortez votre treujenn-gaol pour sonner un petit coup et chauffer l’instrument (avec un coup de rouge)
 
Ajouter le saucisson, les pommes de terre pelées, les poireaux (le blanc).
Laisser cuire encore 1 heure.
 
Servir le bouillon sur les tranches de pain, avec les débris de viande et de légumes
qui peuvent s'y trouver, puis les viandes entourées des légumes.
 
Sonnez un air du treujenn-gaol pour faire venir tout le voisinage , qui sera épaté par la musique, la bonne odeur de soupe … et après avoir rassasié les estomacs vous pourrez enchaîner tout ce petit monde ébahi dans des danses fisel, plinn ou autres mazurka … Le son si particulier de la treujenn-gaol, en fera frémir de plaisir vos invités…
 
Allez bon appétit à tous et à bientôt pour recauser encore de clarinette.
 
 
 
Recette librement inspirée de :
    * La Soupe aux choux, roman de René Fallet publié en 1980.
    * La Soupe aux choux, film de Jean Girault sorti en 1981, d'après le roman de René Fallet (Personnellement je préfère le roman par rapport au film... un peu trop passé à toutes les sauces...)
 
 
Fils de cheminot, René Fallet est né en 1927 à Villeuneuve-Saint-Georges. Il travaille dès l'âge de quinze ans. En 1944, à moins de dix-sept ans, il s'engage dans l'armée. Démobilisé en 1945, il devient journaliste, grâce à une recommandation de Blaise Cendrars qui a aimé ses premiers poèmes.
Il a dix-neuf ans quand il publie, en 1946, Banlieue Sud-Est. René Fallet a su construire, depuis, une oeuvre, couronnée en 1964 par le Prix Interallié pour Paris au mois d'août. Ses romans ont inspiré de nombreux films : Le triporteur, Les pas perdus, Les vieux de la vieille, La grande ceinture (Porte des Lilas), Paris au mois d'août, Un idiot à Paris, Il était un petit navire (Le drapeau noir flotte sur la marmite), Le beaujolais nouveau est arrivé, La soupe aux choux, Le braconnier de Dieu.
D'après son auteur lui-même, l'oeuvre de René Fallet est irriguée par deux artères principales, la veine whisky où se noient les amants déchirés de ses romans d'amour : Les pas perdus, Paris au mois d'août, Charleston, Comment fais-tu l'amour, Cerise ?, L'amour baroque, Y a-t-il un docteur dans la salle ?, L'Angevine, etc. et la veine beaujolais qui arrose de plus heureux personnages, ceux du Triporteur, des Vieux de la vieille, d'Un idiot à Paris, du Braconnier de Dieu et, bien sur, les héros du Beaujolais nouveau est arrivé. Ceux de La soupe aux choux appartiennent sans conteste à ce dernier courant de vin rouge, de truculence et de joie.
 
                                   

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